Le chat : un chasseur sous contrôle

Le Museum d’histoire Naturelle s’interroge sur la place des chats dans notre écosystème. Chasseur par nature, il est un prédateur de la petite faune sauvage. Un site Internet participatif a donc été créé dans le but d’évaluer le rôle du chat domestique dans la biodiversité. En demandant notamment aux propriétaires de rapporter le comportement de leur félin.


Le chat est de plus en plus présent dans les milieux naturels. Qu’ils soient urbains ou périurbains. Le chat domestique, dès lors qu’il est lâché dans la nature, « attente à la biodiversité ». Une étude britannique réalisée auprès de propriétaires de chats révélait que le félin a un taux de prédation de 4,3 à 7,7 proies par année.

C’est au tour de la France de se pencher sur la question. Une étude lancée par le Muséum National d’Histoire Naturelle avec le concours de la Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères entend mieux comprendre les relations du chat domestique avec la petite faune. Et plus précisément mesurer l’impact que peut avoir l’instinct de prédateur du chat sur la biodiversité.

Surveiller son chat et son comportement de chasseur

Aussi, les propriétaires de chat tout comme les non-propriétaires, sont invités à faire part de leurs observations sur un site participatif créé pour l’occasion : chat-biodiversite.fr

Ce site permettra de faire participer le grand public à la définition du rôle du chat domestique dans les relations proies/prédateurs. Et de décrire les comportements de leur chat afin de rapporter des observations sur leurs actions de chasse à proximité du foyer, en enregistrant leurs témoignages (même ponctuels, avec ou sans photos à l’appui).

Le chat : une menace pour l’environnement ?

A l’étranger, une étude publiée par la revue Ecology and Evolution a mis en avant que les propriétaires ignorent la quantité exacte de proies que leur chat chasse. Et qu’ils ne sont pas conscients de la menace que celui-ci fait peser sur l’environnement.

Selon les propriétaires interrogés dans le cadre de cette enquête, il ressort que ces derniers sous-estiment systématiquement la quantité de proies ramenées par leur chat. Qu’il s’agisse de rongeurs, d’oiseaux ou encore de reptile. Et cela à cause du fait qu’en moyenne, un chat tue trois fois plus de mammifères qu’il n’en rapporte. Les chercheurs rappellent par ailleurs que cela peut avoir un impact global négatif sur l’environnement.

Les propriétaires de chats ne prendraient pas le problème au sérieux

Mais si 40% des personnes sondées reconnaissent que les chats domestiques constituent de véritables menaces pour la vie sauvage, seules 27% prennent le problème au sérieux. 39% pensent qu’un chat doit rester dans sa propriété la nuit et 2%, tout le temps. 62% des propriétaires sont par ailleurs d’accord pour stériliser leur chat.

Source: santevet.com

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