Quels sont les bienfaits de la « ronron-thérapie » ?

Ce n’est pas un mythe : les chats nous font du bien. Thérapeute malgré lui, le chat apaise et va jusqu’à calmer les anxiétés, notamment grâce à son ronronnement.

Le chat nous rend-il plus heureux ? Oui, vous répondront les personnes qui cohabitent avec un ou plusieurs félins. Mais plus qu’un fidèle compagnon, le chat a des pouvoirs thérapeutiques auxquels l’humain ne serait pas insensible.


Son ronronnement, tout particulièrement, aurait un effet bénéfique sur notre santé mentale. Ce phénomène a été baptisé la « ronron-thérapie ».

Une vibration apaisante

Si le terme peut faire sourire, chercheurs et corps médical prennent ce concept très au sérieux. Plusieurs études scientifiques, notamment anglo-saxonnes, se sont penchées sur les bienfaits thérapeutiques du ronronnement.

En France, Jean-Yves Gauchet, vétérinaire à Toulouse, fut l’un des premiers médecins à s’y intéresser. « Le ronronnement joue un peu le rôle de la madeleine de Proust : il fait remonter des émotions anciennes, ce qui apaise », explique-t-il.

« Contrairement à un médicament, qui contient une substance active, le ronronnement agit sur le mental. Tout le monde n’y est pas réceptif. C’est le cas des personnes traumatisées par une griffure ou une morsure. Mais chez d’autres personnes, ce phénomène peut être très puissant », continue le médecin.

Une fréquence similaire à la musique

Le ronronnement du chat réveille les récepteurs situés sous notre peau qui génèrent une sensation de plaisir. Notre cerveau libère alors les hormones du bonheur (endorphine, sérotonine, dopamine).

« Le ronronnement du chat est sur des fréquences basses, 20 à 25 hertz, qui nous calment. Ce sont les mêmes fréquences qui sont utilisées par les compositeurs de musiques de film par exemple, quand ils doivent susciter une émotion profonde chez les spectateurs », explique Jean-Yves Gauchet.

Dans le cadre de ses recherches, le vétérinaire a recueilli de nombreux témoignages. Certains propriétaires de chat affirment que leur animal atténue leur anxiété, voire certaines douleurs physiques.

« C’est un puissant antistress qui permet de faire baisser la tension artérielle, ce qui diminue le risque de problèmes cardiaques. Il aide également à stimuler le système immunitaire de l’humain », ajoute Véronique Aïache, qui a écrit plusieurs ouvrages sur les bienfaits thérapeutiques du ronronnement.

Le chat, meilleur médecin pour lui-même

Chez le chat, le ronronnement est un moyen d’exprimer son contentement, mais c’est également un mécanisme de défense. Le félin ronronne quand il est blessé, malade, au moment de mettre bas.

« Une étude américaine qui date des années 1960 prouve qu’à blessure égale, un chat récupère plus vite qu’un autre animal grâce au ronronnement. Les ondes émises par cette vibration accélèrent le phénomène de cicatrisation. Le chat est un excellent médecin pour lui-même »précise Véronique Aïache.

Dans son dernier livre sur le sujet, L’art de la quiétude : ces chats qui nous apaisent, elle explique qu’au Moyen-Orient, à l’époque du prophète Mahomet (570-632 environ), le ronronnement du chat était imité dans des chants destinés à guérir les malades.

Aujourd’hui, « les vibrations émises par le ronronnement ont dailleurs été reproduites par des kinésithérapeutes pour accélérer la cicatrisation osseuse », ajoute-t-elle.

Le chat, thérapeute malgré lui ?

La « ronron-thérapie » n’est pas officielle et il n’existe pas de « ronron-thérapeute ». Cependant, les établissements de santé (hôpitaux psychiatriques, maisons de retraite, etc.) incluent souvent les chats dans leurs programmes de zoothérapie qui consistent à mettre en contact malades et animaux domestiques.

« La présence de cet animal déclenche un rapport à la réalité qui est intéressant. Il peut réveiller les personnes âgées en pleine dérive. Il est capable de relancer une capacité psychique que la famille ne parvient pas à faire »affirme Jean-Yves Gauchet.

Cette année, la « ronron-thérapie » a même débarqué dans une école française. Depuis le printemps dernier, un petit établissement de 70 élèves situé à L’Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse) laisse dix chats se promener dans les classes. Loin d’être déconcentrés, les élèves seraient moins stressés.

source: https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/37918/reader/reader.html?t=1542043783905#!preferred/1/package/37918/pub/55002/page/14

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